La Commune et son patrimoine

Nichée au cœur d’un bocage vallonné, traversée par la paisible rivière Clain, Pressac est située à la frontière du Limousin et du Poitou. Une commune charmante offrant un cadre idéal à ses habitants comme aux visiteurs cherchant à se ressourcer, flâner et découvrir un patrimoine rural préservé.

Au détour de ses ruelles et de ses commerces, vous découvrirez l’église Saint-Just, un édifice remarquable mêlant art roman et gothique, témoin d’un passé riche en histoire. Mais ce qui fait la singularité de Pressac, c’est sans doute son Village Flottant, ensemble de cabanes sur l’eau nichées au cœur d’un site Natura 2000 : une expérience insolite pour dormir au fil de l’eau, observer la faune ou simplement profiter du calme absolu.

La commune de Pressac offre un patrimoine paysager et agricole d’une grande richesse. Entre vallons verdoyants, prairies bocagères et rivière sinueuse comme le Clain, le territoire conserve une identité rurale forte. L’agriculture y façonne encore les paysages, avec ses exploitations familiales, ses haies et ses champs cultivés qui témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération. Pressac incarne ainsi l’harmonie entre nature et activité humaine, un patrimoine vivant à préserver.

Amoureux de plein air ? Pressac est le point de départ idéal pour la randonnée, le vélo ou la pêche. Entre étangs, sentiers boisés et paysages agricoles, la nature se dévoile dans toute sa simplicité.

À Pressac, l’essentiel est là : la nature, l’accueil, la tranquillité. Un petit coin de Vienne à découvrir, le temps d’un week-end ou d’un séjour bucolique.

Ne quittez pas Pressac sans aller voir le pont médiéval qui fut longtemps le seul franchissement du Clain, sans avoir visiter l’église Saint-Just de Pressac, classée MH en 1987, devenue célèbre à la suite du « miracle eucharistique » survenu lors d’un incendie le 2 avril (Jeudi saint) 1643.

L’église Saint-Just de Pressac

Si l’existence de l’église Saint-Just de Pressac (évêque de Lyon au IVe s.) est attestée dès 1180, la découverte récente de sarcophages mérovingiens témoigne d’une présence humaine beaucoup plus ancienne. Sa construction, en pierre locale jaune, porte les traces d’une histoire longue et mouvementée : la nef romane, sans transept ni bas-côtés, est voûtée en berceau ; la guerre de Cent Ans (XIV-XVe s.) laisse un espace défensif mis en œuvre par la surélévation des combles et deux bretèches au-dessus des portes latérales ; le XVe s. les lourds contreforts extérieurs, les Guerres de Religion un chœur et un arc triomphal gothiques.

La fin des années 1850 vit une restauration intérieure et l’édification d’un nouveau clocher.
Ce n’est qu’en 1925 que le portail est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques ; l’église elle-même étant classée en 1987.
Après une campagne de restauration intérieure et extérieure et la pose d’un nouveau clocher en tavaillons (tuiles de châtaignier), Saint-Just de Pressac et la communauté sont heureux de vous accueillir dans leur lieu de culte, mis en valeur par la volonté de la Commune et les aides du département, de la Région, de l’Etat et de l’Union Européenne.

La nef

La voûte en berceau légèrement surbaissé est portée par des doubleaux qui retombent sur les chapiteaux des colonnes engagées dans les murs Nord et Sud. Le long de ceux-ci court une banquette de pierre qui sert de support aux bases des colonnes. Les murs Nord et Sud sont doublés par une arcature aveugle sur toute leur longueur à l’exception de la première travée et de la sixième sur le côté Sud. Cette disposition se retrouve à l’extérieur, renforcée par des contreforts plats qui, devenus insuffisants à la stabilité de l’édifice, ont été remplacés par de lourds massifs de maçonnerie, afin de remédier au devers des murs.

Le chœur

Reconstruit dès 1563 après les dégâts infligés par les protestants en 1562, Il est voûté d’une seule croisée d’ogives : deux fenêtres romanes l’éclairent au Nord et au Sud, et une fenêtre ogivale flamboyante à deux baies..

Le programme sculpté intérieur

Il comprend des chapiteaux historiés et notamment, une scène de chasse symbolique inspirée par le Ps. 90 « Qui habitat » et des lions.

Le tabernacle

Daté de 1753, ce meuble en bois doré a été produit par un atelier poitevin. Il permet, grâce à un mécanisme d’ouverture du tambour central, d’offrir le Saint-Sacrement à l’adoration des fidèles. La structure symétrique, la décoration de style Louis XV, les anges qui portent la couronne, les chutes d’objets religieux en font un meuble remarquable, typique – mais rare – de la Contre-Réforme.

Le vitrail

Posé en 1864, il a été réalisé par l’atelier Guéritaud de Poitiers, et représente le Miracle de 1643, dans une esthétique éclectique, les verriers s’intégrant dans la tradition tout en recherchant une fidélité historique, en particulier dans les costumes.

Le mobilier moderne

L’autel (1979), réalisé en pierre du Gard par Jean-Claude Izard sur un projet du frère Jérôme, de l’Abbaye d’En-Calcat, contient une relique de Sainte Thérèse de Lisieux. La statue de la Vierge à l’Enfant est l’œuvre de Claude Gruer (1981). Les bancs ont été conçus et réalisés par un artisan local

La façade

Elle est divisée en trois parties par deux contreforts plats. La porte centrale -sans tympan- était encadrée par deux arcades aveugles dont seule subsiste celle de droite, en partie masquée par un lourd contrefort du XVe s.

Le programme sculpté du portail

L’archivolte en arc brisé à trois rouleaux est ornée de motifs géométriques, palmettes et rosaces creusées, qui lui donnent l’aspect d’une pièce d’orfèvrerie.

Les piédroits sont des colonnes monolithes dont les chapiteaux portent des monstres.

Les modillons, nombreux, couvrent l’éventail du bestiaire roman chimère, griffon, basilic, sirène ; celle de Pressac, l’oiseau à tête de femme, appartient à la tradition méditerranéenne; on découvre également des sujets originaux, un Ivrogne qui boit au tonneau, et un âne qui lit un livre non seulement fermé, mais tenu à l’envers ! Charge contre ceux charge qui prétendent détenir la Science.

Le miracle eucharistique

Le soir du Jeudi-Saint 1643, le reposoir où était conservée l’hostie consacrée destinée à l’office du Vendredi-Saint prit feu et fut entièrement détruit. Seul le pied du calice en étain fut retrouvé, la coupe contenant les Espèces ayant fondu et -en équilibre sur celui-ci- l’ hostie « en son entier et sans lésion».
Déposé au trésor de la Cathédrale de Poitiers, le pied du calice du Miracle fut restitué à la Paroisse de Pressac en 1840. Il est exposé dorénavant dans une niche du mur Sud, à côté de la porte latérale. Ce miracle, emblématique de la Contre-Réforme, est à rapprocher de celui de Faverney en Haute-Saône du 25 mai (Pentecôte) 1608.